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Elections européennes : Dominique FACHON, tête de liste de la circonscription Nord-Ouest

République Française - Élections européennes du 7 juin 2009 -

 Circonscription Nord-Ouest

POUR UNE EUROPE UTILE

1 Dominique FACHON - (Somme)
Conseil en Communication et Présidente de l’Association VIVE AMIENS
2 André MURAWSKI - (Nord) Gestionnaire
3 Nadine TRONEL - (Seine Maritime) Directeur territorial
4 Jean-Paul CHAHINE - (Nord) Coiffeur
5 Irène PEUCELLE - (Nord) Agent commercial
6 Roger PARIS - (Aisne) Conseil d’entreprises
7 Marie-Claude ZIEGLER - (Pas de Calais)
Secrétaire et Trésorière de la CFTC de Boulogne sur Mer
8 Jérôme VADECARD - (Seine Maritime)
Chef d’entreprise et Maire de Mesnil Follemprise
9 Gisèle DAYAN - (Aisne) Institutrice
10 Jean-Claude TARTARIN - (Seine Maritime) Vétérinaire
11 Michèle ANCIA - (Somme)
Employée de banque et Conseillère prud’homale d’Abbeville
12 Mohamed SAHLAOUI - (Somme) Agent d’entretien
13 Lydia SOSSON - (Somme) Fonctionnaire
14 Pierre DEROUBAIX - (Somme)
Boulanger et Président des boulangers de la Somme
15 Annick LEVEAU - (Seine Maritime) Responsable d’association
16 Jean-Claude CLADEL - (Aisne) Directeur de Ressources Humaines
17 Marguerite BAYART - (Aisne) Responsable d’un village de gîtes
18 Gilles VIDAL - (Aisne) Ancien militaire
19 Bernadette CARLIER - (Aisne) Assistante commerciale
20 Michel NICIEJEWSKI - (Seine Maritime) Collaborateur d’élus

HADOPI : ripostes graduées

Son but avoué est d’empêcher les téléchargements sauvages. La loi HADOPI a surtout comme vocation première de contrôler Internet. Ce dernier espace de liberté où se propagent les idées, sans aucune censure, dérange le pouvoir en place.

Car aujourd’hui, les courants d’opinion se font sur le net et nulle part ailleurs. Ce moyen de communication pratique, rapide, bon marché et démocratique est plébiscité par l’ensemble des Français. Il fallait donc mettre un coup d’arrêt à ce média qui nargue l’autorité. On invente HADOPI. Vous gênez quelques personnages par vos écrits ? On vous pirate votre connexion Internet, vous accuse de télécharger illégalement puis on vous coupe votre accès Internet. Le tour est joué !

Cette loi scélérate devait être adoptée jeudi 9 avril. C’était sans compter sur les députés UMP. Absents de l’hémicycle au moment du vote, le Parlement a rejeté le projet de loi. A la suite de cela, la ministre de la Culture rejette la faute sur les députés de gauche ! C’est d’autant plus malhonnête que l’on est en face d’une manœuvre rodée. Les élus, pour marquer leur désapprobation à un texte tout en évitant les foudres de leur parti politique, ont pour habitude de s’absenter au moment du vote. Ce jour là, ils étaient tous à la buvette.

Mais l’affaire est à suivre car l’Élysée affirme sa volonté intacte de voir le projet aboutir. Or, par leur absence, nos représentants politiques n’ont pas voulu valider un projet de loi imbécile et liberticide. Après une tentative d’atteinte à notre liberté d’expression, assistons-nous à une régression démocratique ?

Crier haro sur le pape

Les déclarations du pape Benoît XVI sur l’utilisation du préservatif sont-elles d’ordre à inquiéter nos concitoyens au point de le vilipender à ce point ? Est-ce faux quand il dit que le préservatif ne réglera pas le problème du sida ? Et quand il ajoute que « son utilisation aggrave le problème » faisant référence aux multiples usages d’un seul préservatif, cela fait-il du pape un assassin ? Qui à intérêt à affaiblir la religion catholique, dernière institution à donner un sens à la vie ? A moins que susciter l’indignation de tout un peuple en réinterprétant les paroles papales, ne relance certains en mal de publicité !

Car le pape, en tant que chef de l’église catholique, est dans son rôle en nous rappelant la doctrine de l’église. Imaginer que ses propos mettent en danger la politique de santé publique relève du délire collectif. Personne n’empêche les laboratoires d’offrir plus de médicaments et de préservatifs aux Africains. Et rappeler la primauté de l’éducation, c’est comme rappeler la primauté de la prévention sur la répression.

Encore une fois nos « libres pensants » nous prennent pour des irresponsables, incapables de nous informer et de nous protéger nous-mêmes. Grâce au ciel, au siècle dernier l’excommunication ne nous a jamais empêché de divorcer. En 2009, les propos du chef de l’église catholique seront interprétés par chacun d’entre-nous, en toute liberté de conscience. Comme il se doit !

Tartufferie

Certains députés et sénateurs remettent en cause le bouclier fiscal au nom de la solidarité. Ils souhaitent, entre autre, taxer ceux qui gagnent plus de 300.000 euros par an.

6.857,66 euros par mois « seulement » soit 82.291,92 euros par an. C’est-ce que vous répondront les parlementaires si vous les questionnez sur les revenus qu’ils perçoivent au titre d’élus de la nation. Un chiffre exact…. mais très incomplet. 

Car il ne s’agit là que de l’indemnité dite « parlementaire ». Pour compléter cette indemnité, par mois l’État leur verse un crédit collaborateurs de 8.784,00 pour les députés et 6.984,42 euros pour les sénateurs ainsi qu’une « indemnité représentative de frais de mandat » dont le montant s’élève à 6.192,00 euros. Au sénat, une subvention au groupe politique de 1.330,02 euros par élu et une indemnité d’hébergement de 342,37 euros complètent le traitement.
Comme cela ne suffit pas, tout en sachant que les indemnités sont moins imposées qu’un salaire, ils bénéficient de « facilités ». Un inventaire à la Prévert vous donne l’état des lieux : un bureau individuel; 4 lignes téléphoniques avec communications illimitées; abonnement à Internet; télécopieur; correspondance parlementaire ainsi que son expédition; prêts d’aide au logement accordés à 2% sur 10 ans; les voyages en première classe sur l’ensemble du réseau SNCF et quelques allers et retours gracieux en avion, sans oublier la confortable voiture de fonction. Tout ceci au frais de la nation.
Bref, chacun des 908 parlementaires coûte à la collectivité 933.286 euros par an. Alors, quand ils s’interrogent sur les ondes : «  Est-ce qu’on peut demander à certains de faire l’effort et pas à d’autres », à qui pensaient-ils exactement ?
(Eléments chiffrés de 2005, tirés d’un dossier des Contribuables Associés)

La bourse ou la région

 

Il y a quelque chose qui cloche dans tout ce bruit sur la disparition présumée de la Picardie. On reste perplexe devant « les fuites » du rapport Balladur. Elles font trop appel à l’émotionnel des Picards. On s’étonne des réactions en chaîne qu’elles provoquent. Le style « c’est du pipeau; le découpage sera volontaire; il faut un référendum par département ». Toutes ces petites phrases sentent la manipulation ! Quant à nos élus, les voir tous unis pour défendre leur région nous laisse rêveurs. Ça doit sentir le roussi pour eux, car ils ne se sont pas autant mobilisés pour une politique de grands travaux en Picardie.

Car le cœur du problème est bien là. La France étouffe sous un trop plein d’élus. Avec nos 558 108 élus en tous genre, plus d’un électeur français sur cent est conseiller municipal. Au seul échelon parlementaire, la France entretient deux fois plus de parlementaires qu’en Allemagne. Trop nombreuse, la classe politique coûte aussi trop chère. Rendez vous compte, par jour, chaque député national nous coûte 2.384 euros et chaque sénateur 2.557 euros. A l’heure où 50% des Picards vivent avec un revenu en dessous du seuil de pauvreté, ça fait désordre. Quand à nos élus locaux que sont les conseillers régionaux, généraux, présidents d’agglomérations, maires, adjoints et municipaux, ce sont moins leurs indemnités qui sont montrées du doigt que leur nombre et les dépenses de leurs collectivités territoriales. Depuis 25 ans, leurs dépenses ont augmenté plus vite que la richesse nationale. Sachant que l’essentiel de la hausse provient ……..de la masse salariale !

Finalement, pour que nos impôts diminuent, la région Picardie doit être supprimée. Et si dans le même temps, on remplace les cantons par des territoires plus grands, certaines institutions territoriales disparaissent avec leur cohorte d’élus. Voilà un bel et grand gisement d’économie à faire. Or faire des économies est l’acte fort que les contribuables attendent du gouvernement. A moins de vouloir continuer à taper sur la tête des classes moyennes avec le risque bien réel qu’elles pètent un plomb et ressortent les fourches et les fusils. Car les Français n’accepteront plus très longtemps d’avoir une classe politique qui s’arque boute sur ses privilèges et alourdit, un peu plus tous les ans, le montant des impôts locaux.

Quand LAFLEUR devra-t-il parler le ch’ti ?

On va nous refaire le coup de la pub « Amiens ou Amsterdam ». Sauf que cette fois, il sera question de Lille et pour aller y travailler. Amiens, malgré les millions d’euros dépensés en communication, n’a pas su se rendre suffisamment attractive. Ville au passé prestigieux, placée idéalement pour commercer avec l’Europe, Amiens n’a pas réussi à tenir son rang de capitale régionale. Que s’est-il donc passé ?

Force est de constater que nos élus ont été incapables de défendre notre région. Et pour cause, ils avaient pour unique vision de garder leur mandat. Souvenez-vous de la valse hésitation en 2001 à propos de l’aéroport à Chaulnes. Le développement économique de la Picardie et les milliers d’emplois que cet aéroport aurait du générer n’ont pas pesé bien lourd au regard des proches élections municipales et cantonales. Et que dire de la mollesse de conviction dont ils ont fait preuve sur la venue d’un TGV par Amiens !

15 ans plus tard, après avoir tout raté, nous risquons à nouveau de tout perdre. Si nous acceptons d’être rattachés au Nord, nous pourrons dire adieu à l’Université de Picardie, au nouvel hôpital, à la Cour d’appel, au Conseil régional, aux sièges sociaux et aux grandes entreprises qui nous restent. Nous deviendrons une ville dortoir, visitée l’été par quelques touristes en mal de cathédrale. Alors même si l’on nous dit que l’annonce du démembrement de la région Picarde est « un pétard mouillé », je vous encourage à rejoindre le collectif « Touche pas à ma Picardie ». Votre avenir en dépend. Sauf à vouloir regarder sans bouger assassiner ch’lafleur !

 http://www.touchepasamapicardie.fr

Un plan de relance en trompe-l’oeil

Le plan de relance présenté par le Premier Ministre François Fillon tient du cautère sur une jambe de bois. 1.000 projets saupoudrés sur la France. Mais pour la Picardie, ce plan est encore plus désespérant. 170 millions d’euros vont servir à restaurer des cathédrales, des palais de justice ou construire des amphithéâtres. On se pince pour y croire ! Ces projets, sont-ils sortis des cartons pour faire dans l’urgence ou sont-ils les premiers signes de l’éclatement de notre région ?

Il y a de quoi se poser la question. Nous sommes engagés dans une course contre une crise qui jette les Picards à la rue. Tous les projets doivent avoir, non seulement, un impact immédiat mais aussi futur et dans tous les domaines économiques. Le projet de construction du TGV Paris Amiens Londres répond à ces critères. Alors que dans ce plan, on cherche en vain les leviers pour relancer la création d’emplois et l’attraction de notre région. C’est du même tonneau qu’un PDG qui choisirait de repeindre les murs de son usine alors que celle-ci est au bord du dépôt de bilan.

L’affaire, par contre, prend tout son sens s’il est question de « rayer de la carte » la région Picardie. Dans un premier temps, on étrangle économiquement en refusant de réaliser les projets structurants. Pour ensuite expliquer, devant l’extrême pauvreté, l’urgence de rattacher chaque département à sa riche voisine. Et le tour est joué. De la boite de Pandore, l’espoir était sorti en dernier. De ce plan, il est totalement absent. 

Redevance télé : 4 euros, le prix d’un symbole

L’augmentation de la redevance télé dénote un système autoritaire. Mais 4 euros de plus par an, me direz-vous, ça n’est pas la fin du monde. Certes, mais ces 4 euros sont plus qu’un chiffre, ils sont un symbole. On ordonne une mesure qui ne répond à aucune demande. On n’en voit pas la finalité sauf à vouloir imposer sa volonté.

Pourquoi avoir supprimer la publicité sur les chaînes publiques ? Personne ne peut répondre. Sont-elles incapables à s’autofinancer ? Mais dans ce cas, pourquoi ne pas diminuer le nombre de chaînes ? Le gouvernement a préféré couper les vivres à l’audiovisuel public. Ce faisant, il le prive de sa liberté. Quant à la hausse de la redevance, elle dément l’intention de tout faire pour augmenter le pouvoir d’achat des Français.

La crise financière : deux hommes, deux approches pour la résoudre !

Pour Barack Obama, l’exemple doit venir d’en haut. Fraîchement élu, la première décision du Président des États-Unis d’Amérique est de geler le salaire de ses conseillers qui gagnent plus de 100 000 dollars par an. « Les familles se serrent la ceinture, ce doit aussi d’être le cas de Washington ». Et quand il soutient le secteur automobile, en contrepartie il lui demande d’investir et d’innover.

Pour Nicolas Sarkozy, l’exemple doit venir d’en bas. Il nous laisse nous serrer la ceinture. Et pour lui, le 1er janvier 2008, il augmente son salaire de 172% qui passe ainsi à 231.972 euros par an. Un an plus tard, il ajoute 11,5% au budget de l’Élysée qui s’élève maintenant à 112.335 millions d’euros. Et quand il soutient le secteur automobile, c’est pour lui donner l’ordre de maintenir leurs entreprises dans l’hexagone.

Deux styles pour dénouer une même crise. Deux choix de société aussi. Le premier croit en la liberté. Il fait confiance aux personnes et leur donne le pouvoir de redresser leur pays. C’est un rassembleur dans une société libérale. Le second croit en la dynamique de l’État. Il garde le pouvoir en surtaxant les uns et menaçant les autres. La France a fait le choix d’une société étatique. L’avenir nous dira qui a raison. Mais déjà les sondages affichent un écart de 30% entre le moral des Français et des Américains.

Pour mémoire, 100.000 dollars représente environ 77.000 euros.

 

Canal Seine Nord : la Picardie asséchée

Décidé en haut lieu, la construction du canal Seine Nord représente un ouvrage de première importance pour l’Europe du Nord. Malheureusement, cet équipement ne répond pas aux ambitions des Picards. Ne faisant que traverser notre région à l’Est d’Amiens, aucune création d’emplois n’est à espérer. Pourquoi alors, une part de ce projet de 4 milliards d’euros serait-il financé avec nos impôts locaux ? Avec cette même somme, participer à la réalisation du TGV Paris-Amiens-Londres est plus à même de nous attirer la prospérité qu’un canal.

Personne ne démentira l’attrait de ce projet européen aux accents écologiques. Néanmoins la répartition de son financement pose problème. L’endroit choisi n’attirera ni entreprises, ni touristes. Nous en savons quelque chose pour avoir déjà donné avec “la gare des betteraves”. Quant à nous faire croire que les écluses vont passionner les touristes, il vaut mieux en rire ! Aussi les 400 millions d’euros que l’on nous demande d’investir dans le canal, seraient bien plus profitables dans le transport ferroviaire tout aussi écologique, soit dit en passant. Quant à la plateforme logistique envisagée près du canal, Amiens est plus à même de l’accueillir. Le rayonnement de notre capitale régionale, située au coeur d’un noeud autoroutier et ferroviaire séduira plus sûrement les entreprises que ne le fera une voie fluviale.

En contribuables avisés, nous demandons au gouvernement d’assumer seul ses décisions. Le canal doit être financé par l’Etat Français, l’Union Européenne et les entreprises éventuellement intéressées. Nos impôts locaux doivent d’abord développer notre territoire et profiter aux Picards. A moins d’imaginer notre avenir à regarder passer les péniches comme aujourd’hui nous regardons passer les TGV !